Basile L. GUISSOU: Les pensées qui m'ont influencées

Si...

Basile GUISSOU
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour
, Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage
, Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
Rudyard Kipling sur Wikipedia"

L'homme et la femme ecrit par Victor Hugo

Victor Hugo
« L’homme est la plus élevée des créatures ; la femme est le plus sublime des idéaux.
Dieu a fait pour l’homme un trône ; pour la femme un autel. Le trône exalte ; l’autel sanctifie.
L’homme est le cerveau, la femme le coeur. Le cerveau fabrique la lumière ; le coeur produit l’Amour La lumière féconde ; l’Amour ressuscite
L’homme est fort par la raison ; la femme est invincible par les larmes. La raison convainc ; les larmes émeuvent.
L’homme est capable de tous les héroïsmes ; la femme de tous les martyres.
L’héroïsme ennoblit ; le martyre sublime.
L’homme a la suprématie ; la femme la préférence. La suprématie signifie la force ; la préférence représente le droit.
L’homme est un génie, la femme un ange. Le génie est incommensurable ; l’ange indéfinissable.
L’aspiration de l’homme, c’est la suprême gloire ; l’aspiration de la femme, c’est l’extrême vertu. La gloire fait tout ce qui est grand ; la vertu fait tout ce qui est divin.
, L’homme est un Code ; la femme un Evangile. Le Code corrige ; l’Evangile parfait.
L’homme pense ; la femme songe. Penser, c’est avoir dans le crâne une larve ; songer, c’est avoir sur le front une auréole.
L’homme est un océan ; la femme est un lac. L’Océan a la perle qui orne ; le lac, la poésie qui éclaire.
L’homme est un aigle qui vole ; la femme est le rossignol qui chante. Voler, c’est dominer l’espace ; chanter, c’est conquérir l’Ame.
L’homme est un Temple ; la femme est le Sanctuaire. Devant le Temple nous nous découvrons ; devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.
Enfin : l’homme est placé où finit la terre ; la femme où commence le ciel ».

L'Etat importé de Bertrand Badie

Bertrand Badie
Depuis les Lumières, la domination politique exercée par l'Occident sur les « pays du Sud »
s'accompagne - quand elle ne la précède ou ne la prépare pas - d'une domination
culturelle plus forte encore. La décolonisation, loin d'avoir fourni aux sociétés du tiers
monde le moyen de trouver une organisation qui corresponde à leurs traditions, a même fortement accentué ce phénomène.
Derrière une rhétorique de rupture, les leaders du Sud se font les importateurs de notre droit,
de notre modèle de développement, de notre forme de démocratie représentative (même s'ils l'accommodent à leur façon).
Ces Princes, leurs entourages et leurs intellectuels pensent, agissent, construisent largement en fonction de nos catégories.
Mais, hormis peut-être au Japon, cette occidentalisation imposée échoue parce que la greffe est impossible.
Cet échec rend largement compte de l'évolution du monde contemporain depuis 1945.
Il éclaire l'histoire de l'Inde comme celle du monde arabe et de l'Afrique noire, ou encore de l'Amérique latine et de la Chine,
voire les incertitudes propres au Japon d'aujourd'hui.
En dépit des espoirs que les élites ont mis en elle, l'occidentalisation, manquée,
est cause de multiples traumatismes sociaux et facteur de désordre dans les relations internationales.
La cacophonie d'un monde qui ne parvient ni à unifier ses règles du jeu ni à faire leur place
aux différences constitue sans nul doute la plus lourde des menaces qui pèsent sur l'humanité.
Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris,
Bertrand Badie est l'auteur de nombreux ouvrages, en
particulier de Les deux Etats. Pouvoir et société en Occident et en terre d'islam (Fayard, 1987).

Abraham Lincoln: Discours au Congrès 1860

Abraham Lincoln
Vous ne pouvez pas..
  • Créer la prospérité en décourangeant l'épargne
  • Donner la force au faible en affaiblissant le fort
  • Aider le salarié en aneantissant l'employeur
  • Favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes
  • Aider les pauvres en ruinant les riches
  • Eviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez
  • Former le caractère et la volonté en décourageant l'initiative et l'indépendance
  • Aider continuellement les hommes en faisant pour eux ce qu'ils pourraient faire eux-même
  • Mao apprecie Lou Sin

    Abraham Lincoln
    Abraham Lincoln