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2019-06-20 11:16

« L'Afrique est contradictoire », in Album para Africa par OXFAM, l'Institut de Promotion des Etudes Sociales (I.P.E.S.), Medicus Mundi, Gouvernement de Navarre (Espagne) etc. 2008. Pages 1 et 2.

Dans cet article, ce sont les deux (2) visions opposées de l'Afrique (celle d'un Hegel et celle d'un Joseph Ki-Zerbo) qui sont analysées et commentées. L'écrit cherche à réfuter l'idée que tous les africains sans exception « rêvent d'Europe » et sont prêts à tout pour y aller.
La responsabilité est à partager lorsqu'on veut analyser le phénomène des « boat-people » (les jeunes en pirogue) qui meurent dans la mer sans atteindre l'Europe. Les images présentées sur les écrans des téléviseurs en Afrique poussent les esprits non avertis (jeunes africains) à croire que l'Europe, c'est le paradis sur terre.
De même, l'Afrique reste mal connue, mal présentée et dénigrée en permanence y compris par ses propres fils. Comment peut-on arriver à cultiver l'amour du pays de ses pères dans un tel environnement ?
Sans avoir des réponses toutes faites, l'article pose ces questions de fond qui expliquent les visions controversées et contradictoires sur le continent, sa place et son rôle dans le monde d'aujourd'hui. C'est par un refus du fatalisme et de l'absence de perspectives que l'article se termine.
En Afrique comme partout ailleurs sur cette terre, chaque peuple peut, s'il le veut, et s'il s'organise en conséquence, améliorer son existence quotidienne et cultiver l'espoir dans son propre pays.

 

« Langues nationales et culture au Burkina Faso », in Al magharibiya N°1. 2007 à Tripoli (Lybie). Pages 193-198.

Cet écrit analyse et met en évidence les liens scientifiques mesurables entre le développement des langues nationales dans un pays, et le développement socio économique, culturel et politique de la Nation. Sans langues nationales aucune construction nationale n'est possible. C'est pourquoi cet article réfute point par point les faux arguments (pur préjugés d'ignorants) qui servent à empêcher l'application des recommandations de l'organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) de 1958 sur l'alphabétisation et l'éducation en langues nationales dans les ex-colonies e uropéennes d'Afrique.
L'argument le plus cité pour expliquer le monopole officiel des langues européennes dans les pays africains est le trop grand nombre de langues indigènes. Cet article donne l'exemple de l'Inde et de ses 1 800 langues.
Il a suffit que les linguistes indiens fassent le travail de recherche scientifique nécessaire pour élaborer une politique linguistique. C'est la mise en oeuvre de cette politique dénommée « three langages formula », qui permet à tous les enfants indiens de commencer l'école primaire dans leurs langues maternelles. Les sciences et les techniques sont plus facilement maîtrisées par les tout-petits très tôt, dans leurs langues maternelles. Il n'y a pas d'autre secret à la montée en puissance actuelle de l'Asie en général et de l'Inde en particulier.
La valeur d'une langue est la valeur que ses locuteurs lui donnent. Il n'y a pas de « petites langues », mais des langues que ses locuteurs acceptent de dévaloriser.

L'article complet en pdf ici

« La troisième élection présidentielle de la quatrième République du Burkina Faso », Nova Africa. N° 20 (janvier 2007) du Centre des Etudes Africaines de Barcelone (Espagne). Pages 77-89.

La quatrième République du Burkina Faso a organisé trois élections présidentielles qui ont eu lieu chacune dans des contextes socio-politiques très différents. L'article analyse et compare les trois (3) évènements politiques dans la dynamique de construction d'un Etat démocratique. Malgré toutes les contradictions, les crises socio-politiques et les « retournements de situations », la classe politique burkinabé a réussi sa sortie « par le haut », avec les dernières élections présidentielles.
Le tissu social, les institutions et les hommes politiques ont pu sauver l'essentiel, « l'esprit national », mais beaucoup de problèmes fondamentaux restent posés. Seules des réponses scientifiquement étudiées à ces problèmes autoriseront véritablement l'espoir de réussir un réel ancrage démocratique des institutions dans le vécu culturel et sociologique des larges masses populaires. La place et le rôle officiels des langues nationales, le contenu de la formation scolaire font partie des problèmes posés.

« Réflexions d'un burkinabé sur la crise en Côte d'Ivoire », in « Série de livres du CODESRIA » sur Frontières de la citoyenneté et violence politique en Côte d'Ivoire, Dakar (Sénégal) 2008. Pages 63-77.

C'est toute la sous région ouest-africaine qui a été secouée par la crise socio-politique et militaire en Côte d'Ivoire.
Le sociologue burkinabé a le devoir de se sentir interpellé. Cet article apporte sa part d'éclairage dans la compréhension scientifique de cette crise, en essayant de mettre en évidence ses origines, ses racines historiques et son évolution, jusqu'à la mise en oeuvre du concept de « l'ivoirité ».
Les liens historiques et politiques entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire sont analysés dans le contexte général de l'Afrique Occidentale française (A.O.F) où le « mal aoéfien » est né.
L'article fait le diagnostique du « mal aoéfien » qui ronge la société, l'élite intellectuelle et politique de la Côte d'Ivoire. L'histoire coloniale et elle seule est à l'origine du destin intégrateur actuel du pays. Il faut savoir l'accepter, l'assumer et en faire un usage constructif. Et c'est possible. La Côte d'Ivoire est condamnée à contribuer plus et mieux à l'intégration sous régionale.

« Joseph Ki-Zerbo : un cerveau rebelle ! », Bulletin du CODESRIA, N° 3 et 4, 2007 ISSN 0850-8712. Dakar (Sénégal). Pages 21-22.

C'est un hommage posthume au premier chercheur moderne post-colonial du Burkina Faso. Premier agrégé africain d'histoire, diplômé de l'Université de Paris (Sorbonne) en 1958, et premier secrétaire général du Conseil Africain et Malgache de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (CAMES), les travaux publiés de Joseph Ki-Zerbo sont mondialement connus et reconnus.
Enseignant et chercheur, Ki-Zerbo a pratiquement révolutionné la science historique. Il a réussi à replacer le continent africain à sa vraie place dans l'histoire générale de l'Humanité. C'est pourquoi, il a été membre de l'équipe des chercheurs qui ont rédigé et publié les huit (8) tomes de « l'Histoire Générale de l'Afrique » sous l'égide de l'UNESCO en 1999.
L'article retrace son parcours intellectuel dans la période difficile du contexte colonial. Savant et homme politique de premier plan au Burkina Faso pendant plus d'un demi-siècle (50 ans) il a toujours su rester les deux (2) à la fois, même si l'action politique a incontestablement limité l'aura scientifique de Joseph Ki-Zerbo.

L'article complet en pdf ici

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2019  Basile Guissou WebSite: Chercheur et homme politique Burkinabé