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2019-08-22 17:53

Militaires et militarisme en Afrique: cas du Burkina Faso

Il n'existe pas deux armées identiques en Afrique. Ce constat d'évidence, ne l'est plus, dès qu'il s'agit d'analyser le phénomène "militaire et militarisme" en Afiique,
surtout dans le contexte actuel de démocratisation des régimes politiques. Limiter la réflexion au seul dualisme «civil/militaire» devient une tendance collective des chercheurs.
Une tradition regrettable s'est établie depuis les premiers coups d'Etats militaires contre les régimes politiques issus des années 1960.

 

« Le Burkina Faso pré-colonial à travers le regard des explorateurs européens, l'allemand Henri Barth (1853), et le français Louis Parfait Monteil (1890-1892) », in Hien Pierre Claver et Gomgnimbou Moustapha (sous la direction de ), Histoire des Royaumes

Dans cet article, se sont les textes écrits des deux (2) explorateurs qui ont visité les terres et les communautés humaines qui y vivaient dans ces années d'avant la colonisation européenne, qui sont analysés et commentés comme matière de connaissance en sociologie politique. Il s'y mêle la curiosité, l'étonnement naïf et sincère, les interrogations, et aussi l'expression des complexes de supériorité d'une culture, d'une civilisation vis-à-vis d'une autre qui n'est en fait que différente.
Les écrits de Henri Barth permettent de connaître et comprendre l'organisation sociale, économique et politique, les circuits du commerce et des échanges, de même que les hommes en activité dans tous ces secteurs. Certains personnages deviennent même ses amis et lui confient des pensées intimes. Barth est de la race des européens avides de découvrir les autres sans trop de préjugés majeurs.
A l'opposé, Louis Parfait Monteil se positionne dans ses textes pour justifier par avance l'entreprise coloniale européenne à venir. Ses convoitises impérialistes sont exprimées clairement, mais en même temps, il permet de mieux connaître les immenses potentialités économiques, les richesses déjà existantes dans ces communautés pré-coloniales et les perspectives de « meilleure mise en valeur » que l'Europe pourrait réaliser.
Pour l'exemple, en matière politique, les appréciations contradictoires de Louis Parfait Monteil, sur le pouvoir du Moogo Naaba de Ouagadougou, qu'il admire avant de dénigrer ensuite, tout simplement parce que le monarque a refusé de le recevoir.
La colère a eu raison du constat froid et objectif, d'une manifestation concrète du pouvoir de décider de dire, en toute indépendance, soit « oui », soit « non ».

Avant propos du livre
Le sommaire du livre

livre royaume

 

« 4 septembre 1947 - 4 septembre 2007 : la reconstitution de la colonie française de Haute-Volta, il y a 60 ans », Cahiers du CERLESHS, Tome XXIII, n°31, novembre 2008, pp 39-53 de l'Université de Ouagadougou.

L'objectif principal de cet article est de ramener au souvenir de tous les burkinabé d'aujourd'hui une date complètement oubliée dans les commémorations officielles au Burkina Faso. C'est pourtant à cette date (4 septembre 1947) que le territoire colonial français de la Haute-Volta, après avoir été supprimé pendant quinze (15) ans a été reconstitué par décret du Président de la République française.
L'article relate les différentes étapes de ce combat politique, mené avec tact, discipline et détermination par des acteurs pleinement conscients des enjeux politiques. C'est en réussissant à transcender les « clivages ethniques », les tactiques de division des autorités coloniales, que le but fut atteint.
Il y a lieu de savoir d'où l'on vient si on veut mieux connaître là où on se trouve et se donner les capacités de se concevoir un futur réaliste et réalisable. Cette date est au sens propre comme au sens figuré, « l'acte de naissance » de la Haute-Volta d'hier et du Burkina Faso d'aujourd'hui. Il est pratiquement impossible d'évaluer la marche institutionnelle et politique de ce pays, sans avoir sérieusement étudié cette période charnière, dans la consolidation de « l'esprit national » au sein des élites politiques indigènes (pré-coloniales) et modernes (issues du métissage lié à l'école coloniale).

 

« Réflexion critique à l'occasion du centenaire de l'exécution d'une figure historique du Burkina Faso : Karamogoba Sanogo (1820-1896) », in Burkina Faso. Cent ans d'histoire, 1895-1995, tome 1, Karthala, Paris, 2003. pp 661-691.

Il s'agit, dans cet article, d'une analyse critique, d'une tentative de compréhension de l'acte d'assassinat politique (exécution publique), le 24 novembre 1896, ordonné par le lieutenant Voulet Antoine, contre l'Almamy de Lanfiéra, Karamogoba Sanogo.
Savant d'une rare érudition pour son époque, défenseur et pratiquant d'un Islam ouvert et tolérant vis-à-vis des autres croyances, opposant à toute forme de violence en religion, Karamogoba méritait tout sauf le poteau d'exécution. Alors comment peut-on expliquer son exécution, dans le contexte de la conquête militaire coloniale française ?
L'article compare ce cas particulier avec le sort réservé à l'autre almamy ouest-africain (Samory Touré) qui résistait les armes à la main face aux troupes militaires françaises, en prônant « la guerre sainte islamique » (jihad), mais qui fut tout simplement « kidnapé » et exilé au Gabon où il mourut en 1900. Cette analyse comparative permet de mettre en relief le choix conscient et raisonné d'un officier conquérant d'assassiner les savants et d'épargner de la mort les résistants armés. Il fallait supprimer les sources du savoir endogène pour pouvoir mieux imposer le savoir du conquérant. L'école coloniale française se chargera de « fabriquer une élite de service » pour servir « d'auxiliaires » de l'appareil administratif des colonies.

 

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