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2020-07-09 07:57

« Réflexion critique à l'occasion du centenaire de l'exécution d'une figure historique du Burkina Faso : Karamogoba Sanogo (1820-1896) », in Burkina Faso. Cent ans d'histoire, 1895-1995, tome 1, Karthala, Paris, 2003. pp 661-691.

Il s'agit, dans cet article, d'une analyse critique, d'une tentative de compréhension de l'acte d'assassinat politique (exécution publique), le 24 novembre 1896, ordonné par le lieutenant Voulet Antoine, contre l'Almamy de Lanfiéra, Karamogoba Sanogo.
Savant d'une rare érudition pour son époque, défenseur et pratiquant d'un Islam ouvert et tolérant vis-à-vis des autres croyances, opposant à toute forme de violence en religion, Karamogoba méritait tout sauf le poteau d'exécution. Alors comment peut-on expliquer son exécution, dans le contexte de la conquête militaire coloniale française ?
L'article compare ce cas particulier avec le sort réservé à l'autre almamy ouest-africain (Samory Touré) qui résistait les armes à la main face aux troupes militaires françaises, en prônant « la guerre sainte islamique » (jihad), mais qui fut tout simplement « kidnapé » et exilé au Gabon où il mourut en 1900. Cette analyse comparative permet de mettre en relief le choix conscient et raisonné d'un officier conquérant d'assassiner les savants et d'épargner de la mort les résistants armés. Il fallait supprimer les sources du savoir endogène pour pouvoir mieux imposer le savoir du conquérant. L'école coloniale française se chargera de « fabriquer une élite de service » pour servir « d'auxiliaires » de l'appareil administratif des colonies.

 

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2020  Basile Guissou WebSite: Chercheur et homme politique Burkinabé